PAROLES

Mej, effrite le charbon
Ouais, raisin blanc, ok
C’est bon?
Ok

Mon rap a une colombe à l’épaule droite, un corbeaux à l’épaule gauche
Un drapeau blanc à la main droite et une kalash à la main gauche
Il écrit au bord des larmes quand il voit l’état du monde
Il écrit au bord des flammes en espérant que la pluie tombe
Il fait des pompes, pour porter les fardeaux de sa jeunesse
Il décrit le stress, des frères, qui n’ont qu’la violence comme S.O.S

Il écrit avec tout l’encre de ses yeux, il bat de ses ailes en haut d’un bloc pour essayer d’éteindre le feu
Il croit en Dieu, sa philosophie est dans l’dîne, aucune vulgarité, pour ne pas salir l’image muslim
Boulimie d’sincérité à chaque fois qu’il pose ses rimes
Anorexie de vanité même, même quand il fait platine
Il a une flamme olympique à la place de la rétine, il fait de l’égotrip avec le langage d’une chevrotine

Yeah, yeah, yeah, ok, encore

Mon rap a les racines d’Afrique, le tronc de France, les branches des quartiers

Des feuilles pour écrire c’que la jeunesse pense
Ses fruits sont dans les bacs pour les affamés de gros son
Il n’a pas poussé dans un parc mais dans une forêt de béton
Il est parfois un saule pleureur ou parfois un chêne
Pour le déraciner dites aux bûcherons qu’ils peuvent ranger leurs chèques
Il préfère arroser les deux banzaï de son jardin
Il aime le naturel, il laisse les guirlandes aux sapins
Il prétend pas être le meilleur des hommes, comme tout le monde, il essaye de remettre son auréole à chaque fois qu’elle tombe
Toujours le même après la thérapie de son album, il se bat pour le confort de sa famille et de sa tombe

Il a connu la gloire et ses revers
Les « je t’aime » et les repose en guerre
Le bras bouffé par ceux a qui il a tendu la main
Le cœur bouffé à chaque fois qu’il a déçu les siens
Comprend le bien, il est pas là pour faire la star ni le comédien
Le cerveau plein, il rap avec les tripes ses problèmes du quotidien
Frérot, il est venu faire son boulot avec une colombe dans la plume et un corbeau dans l’flow
Lui demande pas d’rapper c’que tu penses, s’il n’le pense pas
De faire du rap que t’aimes, s’il n’aime pas
De rapper tes idées, yeah, s’il les combat
Il t’l’a dit dans « Moi j’ai pas » : moi c’est Sopra’M’Baba

PARTAGER

    PUBLICITE

    VIDEO